Nicole Trisse
Députée de la 5ème Circonscription de Moselle

 

Comprendre la réforme ferroviaire

 

  • Nous sommes tous attachés à un grand service public ferroviaire, il fait partie du patrimoine national : essentiel pour les transports du quotidien (4M voyageurs/jour), le développement économique, l’aménagement du territoire, et la transition écologique.
  • Mais il faut dire la vérité : aujourd’hui c’est un service public qui coûte de plus en plus cher (14Md€, +22% en 10 ans, 800€/foyer/an) et qui ne fonctionne pas mieux.
  • Face à cela, le plus grand danger, c’est de ne rien changer, c’est le statut quo.
  • Il faut une réforme globale et cohérente attendue depuis des années, Le monde change, tous les autres grands pays ont fait cette réforme, pourquoi pas nous.

 

Les 4 grands chantiers

 

1/ L’investissement dans le réseau, pour des trains à l’heure qui arrivent à l’heure

  • Pas de trains à l’heure sans réseau en bon état : retards, incidents, ralentissements. C’est l’héritage de 30 ans de tout TGV.
  • Le gouvernement va mener une opération sans précédent de remise à niveau du réseau sur 10 ans : 10M€/jour investis pendant 10 ans, +50% par rapport à la dernière décennie.
  • L’investissement, c’est très concret pour les voyageurs :
  • Les rails du RER C ont été changés ces 2 dernières années, résultat : 2 fois moins d’incidents et 2 fois moins de retards.
  • La ligne Brest-Quimper vient d’être rénovée : le temps de trajet sur les 75km vient de passer de 1h45 à 1h15, avec davantage de gares desservies.

 

2/ L’ouverture à la concurrence, pour plus de trains et de nouvelles offres

  • Nous allons donner plus de choix aux voyageurs en ouvrant progressivement à la concurrence.
  • La concurrence va être positive pour les voyageurs : plus d’offres, plus de nouveaux services, plus de petits prix. La concurrence fait baisser les coûts. C’est ce qui s’est passé pour la téléphonie.
  • La concurrence va être stimulante pour la SNCF : c’est toujours bon d’être challengé, ça pousse à être meilleur, à inventer de nouveaux services.
  • La concurrence c’est très concret pour les voyageurs :
  • La simple perspective de l’arrivée de la concurrence a poussé la SNCF à inventer les TGV OuiGo : énorme succès et des voyageurs en plus qui ne prenaient pas le train avant.
  • Ouverture à la concurrence en Allemagne similaire il y a 20 ans : -25% de coûts, +49% de voyageurs, +1,5% de part du train.

 

3/ Une SNCF réorganisée pour des trains et un service qui fonctionnent mieux

  • La SNCF aujourd’hui est organisée de façon trop rigide et cloisonnée. Il n’y a pas une SNCF, il y en a 3 qui ne se parlent pas ! (SNCF, SNCF Mobilités, SNCF Réseau)
  • Le gouvernement va revoir son organisation pour en faire un seul groupe plus uni, qui fonctionne plus efficacement : plus de décisions prises au plus près du terrain, plus de polyvalence des métiers.
  • Cela n’a rien à voir avec une privatisation : c’est un fantasme, il n’a jamais été question de privatisation.
  • Une meilleure organisation c’est très concret pour les voyageurs : dans une gare, ce n’est pas la même direction de la SNCF qui gère les quais, la verrière, les panneaux d’informations. Ce n’est même pas la même direction qui gère le grand panneau d’informations dans le hall et celui sur le quai. Comment cela peut-il fonctionner ainsi ?

 

4/ Une SNCF qui ait tous les atouts pour faire face à ce nouveau monde

  • Les Français ont envie de pouvoir compter sur la SNCF, ça veut dire qu’il faut lui donner tous les atouts pour gagner : pas de transport ferroviaire fort sans SNCF forte.
  • Le gouvernement va donc arrêter à l’avenir le recrutement au statut :
  • C’est d’abord une question d’équité et de justice dans un monde qui s’ouvre à la concurrence. La SNCF ne peut pas rester la seule à recruter au statut. Mais les cheminots actuels ne perdront pas leur statut.
  • Il s'agira aussi de donner à la SNCF une trajectoire économique viable : le Gouvernement prendra sa part de responsabilité sur la dette notamment.
  • Mais la SNCF devra aussi réduire ses coûts : elle ne peut pas rester 30% plus chère que ses concurrents. D’abord parce que c’est l’argent du contribuable et ensuite parce qu'il faudra faire face à la concurrence.

 

Pour construire cette réforme, le Gouvernement fait le choix du dialogue

  • 2 mois de concertation et 3 mois de débat parlementaire.
  • Le gouvernement a présenté un projet de loi ne fixant que les thèmes de la réforme : il donne la possibilité de passer par ordonnances mais il n'a jamais été dit que ce serait la solution à laquelle le gouvernement recourait nécessairement.
  • C’est la concertation qui doit permettre d’écrire le contenu du texte de loi : dès qu’un sujet avance suffisamment dans la concertation, il est introduit dans le débat parlementaire par amendement à la place des ordonnances.
  • Cette méthode commence à faire ses preuves :
  • Sur l’ouverture à la concurrence, la concertation a permis d’avancer et d’arrêter les dispositions qui seront dans le projet de loi. Des garanties fortes ont été apportées aux cheminots : garanties de très haut niveau maintenues en cas de transfert.
  • On veut continuer d’avancer avec la même méthode sur les autres thèmes : organisation de la SNCF, modernisation du cadre social, etc.

 

Dans ce contexte, personne ne peut comprendre cette grève longue et pénalisante

  • Alors que nous ne sommes qu’à mi-chemin des concertations ;
  • Alors que le débat parlementaire commence le 3 avril à l’Assemblée nationale ;
  • Alors que nous apportons des réponses fortes aux cheminots : maintien de l’essentiel des garanties en cas de transfert par exemple.
  • Les questions ou inquiétudes des cheminots sont compréhensibles et nous, Députés de la majortiés, sommes là pour y répondre :
  • Cessons d’agiter des fantasmes, et parlons des vraies questions concrètes qu’ils se posent ;
  • Poursuivons la concertation : c’est la seule voie possible pour apporter des réponses. La posture du Gouvernement sera toujours celle du dialogue, notre porte est toujours ouverte.
  • Les principes de la réforme ne sont pas négociables mais les modalités oui : l’ouverture à la concurrence se fera mais la question de comment (dates, modalités) est sur la table.

 


Réalisation & référencement Comment faire un site web de politique

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.